Tshopo: Recrudescence des assassinats à Kisangani

Ville de Kisangani. Ph. ENET/Pompon B

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La ville de Kisangani fait face ce dernier jour à une insécurité grandissante qui ne dit son nom. Des cas des meurtres sont signalés dans plusieurs communes de la ville, où des hommes non autrement identifiés poignardent et égorgent la paisible population dans les recoins de certaines rues.

Le cas le plus récent c’est le meurtre d’un jeune garçon d’une vingtaine d’année, laveur de véhicules qui a été froidement égorgé dans la nuit de vendredi à samedi 12 septembre 2020.

Il sied de noter que ce nouvel incident avait eu lieu vers l’ancienne résidence de feu président Mobutu à face de l’église piscine de guérison dans la commune Makiso.

La victime a été retrouvée morte par ses amis tôt le matin dans un kiosque. Les présumés assassins non autrement identifiés l’ont tranché la gorge et poignardé trois fois dans le vendre le laissant baigner dans son sang.

Selon les amis de la victime, les présumés assassins n’ont pas touché aux biens que possédait la victime. Son téléphone, sa petite radio, son argent et autres biens de valeur ont été retrouvés sur le lieu de drame.

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Le corps de la victime a été acheminé à la morgue par la police.

À ce drame s’ajoute à deux autres cas des personnes assassinées à l’intervalle d’une semaine dans la ville. Et ce dans les mêmes circonstances et même modus operandi.

Il s’agit d’un militaire d’une trentaine d’année retrouvé mort le vendredi matin au marché de la commune Kisangani non loin de la maison communale et un autre jeune garçon mort poignardé en début de la semaine dernière dans la commune Mangobo.

Le maire de la ville de Kisangani intervenant ce lundi 14 septembre 2020 à la chaîne nationale, a invité la population à être calme et que la situation est sous contrôle des services de sécurité et promet que les assassins seront bientôt appréhendés par les éléments de la police.

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Jean-Louis Alaso a, au vu du mode opérateur utilisé par les présumés assassins, pointé du doigt accusateurs les présumés rebelles de l’Est de la RDC qui seraient déjà sur le sol Boyomais.

Ainsi, il a invité les services de l’immigration de procéder à l’identification des personnes qui entrent dans la ville et à accentuer le contrôle au point d’entrée de la ville.

Pour la Fondation Kinalegu, cette insécurité qui bat son plein ce dernier jour dans la ville de kisangani, reste une préoccupation majeure de plus d’une personne.

Tout en dénonçant ces actes odieux, cette organisation non gouvernementale pour la promotion de la paix et la défense de droits humanitaires, a appelé les services compétents à multiplier les efforts pour mettre hors d’état de nuire ces hors la loi.

Pompon BEYOKOBANA