RDC/CENI: Lamuka opposé au choix de Ronsard Malonda

Les 4 leaders de la plateforme politique Lamuka, Muzito, Fayulu, Bemba et Katumbi

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La plateforme d’opposition en République Démocratique du Congo, Lamuka se dite préoccupée par les “manoeuvres” en cours autour du processus de désignation du Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante, CENI.

Dans un communiqué publié ce vendredi, 12 juin à Kinshasa, les quatre membres du présidium de la première force politique d’opposition au régime Tshisekedi estiment que le choix du successeur de Corneille Nangaa Yubeluo devrait se faire sans aucune pression des acteurs politiques pour garantir l’indépendance de l’institution d’appui à la démocratie vis-à-vis des politiques.

“Nous ne ménagerons aucun effort afin que la CENI et les autres institutions concernées par les élections, qui ont perdu toute crédibilité, soient restructurées et animées par des personnalités d’une intégré irréprochable afin de rassurer le
souverain primaire quant à l’organisation des élections libres, transparentes démocratiques et apaisées”, préviennent respectivement Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito et Martin Fayulu.

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Ce dernier, ancien candidat à la présidentielle de décembre 2018 a toujours considéré la victoire de l’actuel Chef de l’État, Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo comme étant le résultat d’une fraude électorale et par contre, s’est toujours considéré comme étant le président élu de la République Démocratique du Congo d’où l’appel de sa plateforme Lamuka pour un “examen approfondi de la situation en vue de ressortir, sans complaisance, le bilan des élections passées et de tirer des leçons pour mieux baliser l’avenir”.

Ci-dessous, l’intégralité du communiqué parvenu à election-net.com

Minée par des dissensions internes depuis quelques temps, la plateforme Lamuka voudrait-elle faire entendre sa voix dans ce contexte particulier où la plupart de ses leaders ont désormais des ambitions différentes et divergentes?
Rien n’est moins sûr car pour certains, Lamuka était devenue lombre de lui-même depuis la prise des distances entre les différents leaders.

Pour rappel, le 08 et 09 juin dernier, les représentants des 8 confessions religieuses censées désigner le président de la CENI étaient réunis à Kinshasa pour trouver le successeur de Corneille Nangaa Yubeluo arrivé fin mandat depuis une année.

Face aux divergences des vus au sujet des trois noms proposés, le Cardinal catholique, Fridolin Ambongo et le pasteur protestant, André Bokundoa ont décidé de claquer la porte de la réunion pour dénoncer les soupçons de corruption qui pesaient sur les épaules de certains représentants des confessions religieuses participant à la rencontre.

Depuis, les hommes d’église ne se sont toujours pas mis d’accord sur les noms de Cyrille Ebotoko, le candidat des catholiques, Monsieur Eale, celui des protestants ainsi que sur celui de Ronsard Malonda, soutenu par les six autres confessions religieuses.

Cette impasse a, depuis monopolisé le débat politique depuis quelques jours au point que les acteurs politiques et sociales de tous bords n’ont pas hésité de commenter la question.

Ce vendredi même, le sujet a été invoqué par les présidents de la République et de l’Assemblée Nationale lors d’une rencontre à la cité de l’Union Africaine, le bureau de Félix Tshisekedi qui a fait part à Jeanine Mabunda de sa confiance en l’issue heureuse du processus.

Instituée depuis 2006, la Commission Electorale Nationale Indépendante a toujours été l’institution d’appui à la démocratie la plus convoitée par les forces politiques en présence car c’est delà qu’émanent toutes les plus grandes institutions du pays.

Une fois élu, le successeur de Corneille Nangaa devra être le quatrième dirigeant de l’institution depuis sa création.

José-Junior Owawa