RDC/ Affaire Kabund: la cour constitutionnelle se prononce ce mardi

Des juges de la cour constitutionnelle en RDC. Photo de tiers

Ecouter cette information

La cour constitutionnelle congolaise pourra se prononcer ce mardi, 16 juin 2020 au sujet de la requête du député national, Jean Marc Kabund A Kabund au sujet de sa destitution à la tête de première Vice-présidence de l’assemblée nationale par les élus nationaux pour atteinte à l’honneur de l’institution après sa sortie médiatique d’avril dernier fustigeant l’annonce de la convocation du congrès par les deux chambres du parlement pour statuer sur l’état d’urgence sanitaire décrété pour lutter contre le coronavirus.

Selon les sources de ACTUALITE.CD, l’audience à la haute cour est fixée pour ce mardi. Kabund souhaite l’annulation de la décision de la plénière de l’Assemblée nationale du 25 mai sur sa déchéance de Kabund de son poste du bureau de l’organe délibérant. Il s’agit d’une requête en annulation pour violation des droits et libertés fondamentales. Cela se passera en une seule audience, précise la même source.

A 48 heures de la convocation avortée de l’élection de son successeur, le président de l’Union pour la Démocratie et le Progres Social intérimaire a vu sa requête être déclarée recevable et fondée par le conseil d’État qui a demandé à l’assemblée nationale de suspendre l’exécution de son calendrier.

Malgré cette décision de justice, les élus ont campé sur leur position estimant que l’élection du remplaçant de Kabund A Kabund relevait du pouvoir législatif et donc, Indépendante du législatif.

Ce bras de faire a atteint son paroxysme le 12 juin dernier le jour du vote quand le ministre de l’intérieur a déployé les forces de l’ordre pour faire respecter la décision de justice avec une tension inhabituelle dans l’enceinte du parlement jugé inviolable par des ténors du Front Commun pour le Congo, largement majoritaire à la chambre basse du parlement congolais.

En cas de réhabilitation, l’opinion se demande si comment Jean Marc Kabund A Kabund pourra réellement exercer ses fonctions dans une Assemblée Nationale qui a voté majoritairement pour sa déchéance. Bien qu’ayant désigné une candidate, Patricia Nseya pour sa succession, l’UDPS, du moins la direction du parti, continuerait à soutenir son président intérimaire d’où les soupçons des kabilistes sur une possible manipulation du palais présidentiel dans ce dossier.

Reste à savoir quelle attitude va adopter les élus nationaux qui se sont dits, dans leur majorité, avoir été humiliés par les forces de l’ordre.

José-Junior Owawa