Lubumbashi : nombre pléthoriques des corps dans les morgues, le gouvernement explique

Pléthore des cadavres dans les morgues à Lubumbashi. Photo de tiers

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Devant les députés provinciaux ce vendredi 26 Juin 2020,le ministre provincial de la santé du Haut-Katanga est revenu sur la situation actuelle des morgues et la flambée des décès observées dernièrement dans les hôpitaux et la communauté à Lubumbashi.

Par rapport aux morgues, le gouvernement dit avoir été alerté par la population sur le pléthore des cadavres dans les morgues. Le gouvernement a mené une enquête pour cerner ce phénomène. Selon cette enquête menée par le ministère de la santé avec ses partenaires, il est impossible d’établir le lien entré les décès et la maladie à Covid-19.

«  tous les cas où de décès ont été rapportés soit dans la communauté soit dans les hôpitaux et que dans l’histoire des signes en rapport avec la Covid-19 pouvait être évoqués, des prélèvements ont été faits sur la cadavre car le virus reste encore actif sur le cadavre » a dit Joseph Nsambi Bulanda, ministre provincial de la santé.

« beaucoup de cadavres n’ont pas révélé de positivité à la Covid-19 après prélèvement peut-être cela peut être approfondi au niveau international. Mais à ce que nous sachions, les décès confirmés, comme la médecine étant basée sur les évidences, elle ne peut confirmer que ce qu’elle confirme. » a poursuivi Joseph Nsambi qui prend l’OMS et d’autres partenaires techniques et financiers du gouvernement à témoins.

Ce membre du gouvernement a précisé que les enquêtes se poursuivent. Une rubrique a été créée dans toutes les morgues. Avant d’admettre une dépouille, l’hôpital qui réfère le corps devra donner les signes de la maladie. Des enquêtes qui devront se poursuivre dans la communauté pour rechercher les signes cliniques de défunt.

Mais le ministre estime en outre que l’explication probante est l’expansion de la ville et le rallongement des délais d’enterrement suite à l’état d’urgence. Et même le certificat de non contagiosité ne sont plus délivrés sur les corps dont on ne maîtrise pas l’histoire. Joseph Nsambi endosse aussi cette situation par la capacité d’accueil des morgues qui reçoivent en moyenne 6 à 8 corps exceptée la morgue de l’hôpital Sendwe qui reçoit 60 corps.

Une explication qui ne dissipe pas tous les points d’interrogation dans la mesure où plusieurs personnalités qui ont succombé pendant cette période ont été inhumées sur place à Lubumbashi. Rares sont les cas où l’on a assisté au rapatriement de corps.

Et le ministre promet de poursuivre l’enquête pour comprendre cette situation.

Chris Lumbu à Lubumbashi

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