Kasaï Central : Absence Inquiétante du vaccin Bcg dans les structures sanitaires.

265 Vues

Cela fait désormais près de six mois que plusieurs structures sanitaires de la province du Kasaï Central disent n’avoir pas été approvisionnées en vaccin Bcg ( Bacile de Calmette et Guérin ) destiné aux nouveau-nés.

Il s’agit d’un vaccin, Antituberculeux, à en croire les spécialistes du domaine de la santé , donnés aux nourrissons à titre préventif pour renforcer leur immunité contre la tuberculose.

Cette rupture en approvisionnement en ce vaccin inquiète aussi bien les parents que les corps soignants sur la vulnérabilité prolongée des enfants face à d’éventuels risques.

Aimée Clarisse Bupele est une habitante d’un quartier du centre-ville dont l’enfant totalise quatre mois aujourd’hui et n’a toujours pas été vacciné ; “Fatiguée” dit-elle, de faire des tours improductifs dans les structures de santé, elle demeure tout autant dans l’expectative.

” J’ai donné naissance il ya maintenant 4mois, l’enfant n’a pas été vacciné. L’on m’a fait voir qu’il fallait que je revienne après parcequ’il n’y en avait pas. Toutes les fois que je suis allée là, on m’a dit de toujours attendre. J’attends!!” dit-elle, apparemment désespérée.


Madame Bupele comme tant d’autres mères d’enfants rencontrées dans la même situation dit se fier entre temps à la pharmacopée traditionnelle comme palliatif.

” En attendant que le vaccin n’arrive il ya des solutions traditionnelles qu’on emploie qui préviennent aussi contre les maladies qui attaquent les enfants ; pour mon enfant, c’est ma mère qui m’aide ” se console-t-elle.

A la coordination provinciale du programme élargi de vaccination, PEV l’on reconnaît la situation et on tente d’expliquer.

” Nous avons reçu les vaccins sans diluant, cette substance en liquide qui nous permet de faire la solution du vaccin avant son application. Il nous est difficile de distribuer le vaccin sans cela.

Quand on nous a envoyé le vaccin, notre coli de diluant est passé à l’équateur, je ne sais pas expliquer comment il s’est retrouvé là ; c’est juste un problème de transport qui va bientôt être résolu”. se justifie le docteur Charles Kabasele, Médecin coordonnateur du PEV, qui assure toutefois que le vaccin sera donné en rattrapage lorsque tout est au point.

Cependant, un spécialiste du domaine de la santé indique que ce vaccin est recommandé d’être donné aux enfants tôt, dès la naissance par la voie intradermique ( la couche superficielle de la peau) pour éviter le développement d’un abcès au point d’injection.

Pour le docteur Gustave Kabangu, l’enfant non vacciné est ” vulnérable à la tuberculose pulmonaire qui se traduit par une toux persistante d’environ un mois et accompagnée parfois des goudellettes de sans dans les crachats du nourrisson exposé dangereusement à la mort” explique-t-il.

Van Frédéric Tshilanda

Cliquez sur une étoile pour la noter!

Aucun vote pour le moment! Soyez le premier à noter cette information.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.