Insécurité à Beni: le député J.P Ngahangondi recadre les mauvaises langues

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Les propos qu’a tenu le porte-parole adjoint des FARDC, le général Sylvain Ekenge, accusant les politiciens du milieu qui, selon lui, sont en mal de positionnement et de sensationnalisme, affirmant qu’il seraient dériere les groupes armés, n’ont pas plu aux politiciens du coin.

Ces déclarations n’ont pas rencontré l’assentiment des élus du territoire de Beni et la plupart n’ont pas tardé à rétorquer et appellent cet officier militaire à “s’informer d’abord auprès de ceux-là qui maitrisent la contrée avant de donner une quelconque affirmation”
C’est le cas du député Jean-Paul Paluku Ngahangondi.

Au cours d’une interview accordée à election-net.com ce lundi 24 février 2020, cet élu de Beni territoire appelle toute l’armée et particulièrement le porte-parole adjoint à éviter de tromper l’opinion nationale et internationale sur la situation sécuritaire de la région de Beni, où ça fait plus au-moins 6 ans aujourd’hui depuis que l’on assiste à des massacres de civils innocents par les présumés rebelles ougandais de l’ADF.

Ainsi, il rappelle que tous les politiques ne peuvent en aucun jour travailler avec les ennemis qui tuent, violent et massacrent leurs électeurs constituant pour ‘une base’.

« Dire que certains groupes armés œuvrant dans la région de Beni sont manipulés par certains politiciens, pourtant ceux-ci massacrent au quotidien les civils, et violent les filles et femmes. Et tous les électeurs de ces politiciens dont il accuse, est une aberration et c’est jouer même le jeu de l’ennemi de cette population longtemps meurtrie. Ce porte-parole de FARDC en tant qu’intellectuel qui ferait la fierté de notre armée de par ses analyses objectives sur la situation sécuritaire de Beni, doit savoir qu’en Démocratie, on est politicien quand on a une base électorale», rappelle-t-il, avant d’appeler tous les éléments FARDC à ne pas jouer le jeu de l’ennemi qui voudrait qu’une diversion soit constatée pour qu’il continue à massacrer les paisibles citoyens.

« Comment un politicien qui veut régner à jamais peut-il encore s’investir dans la démarche de détruire sa base politique en égorgeant ses électeurs ? Pourtant, dans une démocratie l’on sait très bien que le seul moyen pour accéder au pouvoir reste les élections. Faire de telles accusations contre certains politiciens de la région c’est une diversion qui viserait qu’à considérer les victimes de ces massacres ignobles et lâches comme bourreaux de leur propre malheur. Quel gâchis ?», s’est-il interrogé.

Prince Bagheni

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