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Haut-Katanga : Qu'est-ce qui se trame à Lubumbashi ?

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La mine Tenke Fungurume est l’un des plus importants concession minière de la République démocratique du Congo, premier producteur de cuivre en Afrique et premier producteur mondial de cobalt, composant essentiel des batteries de voiture électrique.

Les sociétés minières présentes au Congo, parmi lesquelles Glencore, Ivanhoe et Barrick, affirment répétitivement que la présence de mineurs illégaux sur leurs propriétés fait parti de leurs plus grands défis. Il faut dire que l’activité minière artisanale brasse aussi beaucoup d’argent et le Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle (SAEMAPE) estime à au moins 2 500 000 le nombre des miniers artisanaux à travers l’ensemble du pays. Selon la loi relative aux mines en RDC, ces travailleurs artisanaux doivent être enregistrés dans des coopératives pour pouvoir opérer.

Chose qui n’est pas encore faite et qui ouvre la voie à des abus. Les pouvoirs publics ont aussi déjà créé des zones d’exploitation artisanale. Mais le fait est que les artisanaux estiment qu’il faut plus des zones d’exploration artisanale. Pour l’instant, ces zones, il y en a pas beaucoup. Raison pour laquelle les miniers artisanaux s’infiltrent illégalement dans les zones d’exploitation industrielle. Ceci est vrai. Mais la question qui taraude les esprits c’est celle de savoir pourquoi déployer seulement maintenant de centaines de soldats ?


À cette question, l’officier aurait répondu à l’agence anglaise que c’est “pour sécuriser l’entreprise, car l’entreprise contribue à l’économie de ce pays”, avant d’ajouter que le groupe de surveillance Southern African Resources Watch (SARW) a déclaré dans un communiqué que le déploiement était “dangereux et potentiellement contre-productif”.
“Le déploiement de soldats, s’il n’est pas bien géré, risque de conduire à des violations regrettables des droits de l’homme, qui pourraient ternir la réputation de l’entreprise et de la chaîne d’approvisionnement du cobalt congolais”.

Les précédents déploiements de l’armée dans les mines congolaises ont suscité un mouvement de controverse. Les troupes gouvernementales ont tué des dizaines de civils en 2004 dans la ville minière de cuivre de Kilwa alors qu’ils combattaient un petit groupe de rebelles mal équipés.

Neuf soldats congolais avaient été jugés pour crimes de guerre et trois employés de la société australienne Anvil Mining ont été jugés pour complicité de crimes de guerre à la suite du meurtre. Un tribunal militaire les a tous acquittés en 2007.

Un mauvais précédent qui s’accompagne cette fois, de la rumeur politique et communautaire.

Ilunga M et Reuters

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