Candidat président, Noël Tshiani : « Je suis un homme nouveau qui n’a jamais fait de la politique dans notre pays avant, mais qui a plusieurs années d’expérience »

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Candidat président de la République, le Docteur Noël Tshiani n’est pas un animal politique au sens brut du terme mais l’homme fait partie du cercle privilégié des intellectuels congolais reconnus internationalement. Economiste de haute facture, cet ancien fonctionnaire international dispose d’un « plan Marchal pour le développement » de son pays. Dans ce contexte très agité avec plusieurs candidats, Noël Tshiani estime que l’opposition doit s’unir pour une candidature commune. Et cette union, il la veut la plus rationnelle possible basée notamment sur un projet de Société cohérent mais aussi sur le profil de son porteur. Dans cette interview accordée à election-net, l’homme tente de décliner sa vision pour le Congo…

   

Election-net/Vous êtes candidat Président de la République pour le compte de l’opposition. Pourquoi faire et seulement maintenant ?

Noël Tshiani / Je suis candidat à la présidence pour diriger le pays et œuvrer à bâtir un pays stable, prospère et équitable. Depuis 1960, la RDC a connu des problèmes de gouvernance politique et économique qui ont cloué au sol notre pays et ont empêché le développement économique et social malgré l’abondance des ressources naturelles. Je  voudrais changer notre destin et contribuer à mettre en place une gouvernance exemplaire qui permettrait d’exploiter nos ressources naturelles au profit de toutes les congolaises et de tous les congolais. 

EN/ Votre dossier doit être un de plus que la CENI va réceptionner pour le compte de votre  composante.  N’est-ce pas une candidature de trop?

Ma candidature est unique dans le sens que je ne suis pas un politicien. Je suis un homme nouveau qui n’a jamais fait de la politique dans notre pays avant, mais qui a plusieurs années d’expérience professionnelle solide en tant que banquier commercial, banquier d’investissements et banquier de développement. J’ai acquis cette expérience en travaillant dans certaines de meilleures institutions du monde.

Mon expérience d’avoir travaillé sur plus de 85 pays différents sera utile pour orienter les efforts de développement de notre pays. A voir les résultats médiocres réalisés par le pays sous la gestion des politiciens, et au vu du retard de développement de notre pays, il est évident qu’un Président de la République qui est un spécialiste du développement permettrait à notre pays d’accélérer son développement pour créer des emplois pour toute la population et transformer fondamentalement les conditions de vie de nos compatriotes. Sous ma présidence de la République, la RDC connaîtra la rupture avec la mauvaise gouvernance pour capter toutes les ressources publiques qu’elle utiliserait pour financer le développement et payer des salaires décents aux fonctionnaires de l’Etat, les militaires, les policiers, les enseignants, les médecins, les infirmiers, et mêmes les étudiants sous forme des bourses d’études. 

J’ai donc l’ambition de transformer radicalement la RDC en créant des opportunités pour tout notre peuple qui a été jusqu’à présent abandonné à son triste sort. Sous ma présidence de la République, la RDC ne sera plus jamais comme avant et jouera désormais son rôle naturel de locomotive de l’économie  Africaine, de gendarme et stabilisateur en Afrique centrale et dans la région des grands lacs. 

 

EN/ Vous êtes le promoteur du plan Marshall de Noel Tshiani pour la reconstruction et le développement du Congo. Quelles sont les principales articulations de votre plan?

Comme vous le savez, de 1960 à nos jours, la RDC est allée de réformes cosmétiques au saupoudrage pour devenir l’un des pays les plus moins développés du monde. Notre population vit la misère la plus totale malgré l’abondance de nos ressources naturelles. Pour sortir notre pays de la situation catastrophique actuelle, je propose une stratégie de développement cohérente dénommée “Le Plan Marshall de Noel K. Tshiani pour la Reconstruction et le Développement de la République Démocratique du Congo”. Cette stratégie est conçue avec la meilleure expertise du monde qui a fait ses preuves ailleurs. Le Plan est conçu pour répondre aux défis de développement auxquels notre pays fait face.  La promotion de la paix, la sécurité, de l’État de droit et de la démocratie permettra de créer des conditions de fonctionnement d’un pays moderne. La mise en place des mécanismes de bonne gouvernance permettra de capter toutes les ressources publiques pour financer le développement de façon durable et éliminer la dépendance sur l’étranger. Les investissements dans le capital humain à travers l’éducation, la santé et l’autosuffisance alimentaire permettront de doter notre pays des ressources humaines de qualité pour soutenir le développement accéléré et durable.  Nous mettrons en place un bon environnement pour mieux vivre et développer le secteur privé et le pays avec la réalisation de grands travaux d’infrastructures à haute intensité de main-d’œuvre comprenant, entre autres, les routes, autoroutes, chemins de fer, écoles publiques, et hôpitaux publics. La réforme complète de l’environnement des affaires et du secteur financier permettra d’accroître la contribution du secteur privé à l’économie nationale et à la création des emplois en complément de ce que l’Etat fait. Pour mettre en valeur nos richesses naturelles, nous allons accélérer l’industrialisation du pays par la transformation locale des minerais et l’éclosion du secteur tertiaire, y inclus le tourisme tout en protégeant l’environnement pour la santé et la survie de notre population. Il est évident que pour accroître le marché des biens et produits congolais, il nous faudra être des acteurs actifs de l’intégration nationale et régionale afin de créer des synergies entre le marché intérieur, le marché régional, le marché Africain et le marché mondial. La mise en œuvre de ma vision  permettrait d’accélérer le développement du pays, de créer du travail pour tous les congolais et toutes les congolaises et d’améliorer considérablement la qualité de vie et les conditions sociales de la population. 

EN/ En consultant  le CV,   Noël Tshiani est plus un technocrate de haute facture mais moins un animal politique. Est-ce un handicap pour un candidat Président de la République?

Je suis content que vous ayez remarqué que je suis un technocrate de haute facture et non un animal politique. C’est vrai que mon CV est très riche. Je suis Docteur en Sciences économiques de l’Université de Paris IX Dauphine, et j’ai une expérience de 36 ans en tant que banquier commercial, banquier d’investissements et banquier de développement dont 28 ans avec la Banque mondiale à Washington, DC, et 8 ans avec les banques commerciales et d’investissement à New York. Je suis aussi l’auteur de plusieurs livres sur l’économie, la monnaie, les finances et le développement. La plupart de mes publications ont porté sur la RDC que je connais parfaitement.  Après l’échec des politiciens qui ont transformé un pays très riche en pays très pauvre, et après les ratés de nos dirigeants actuels, il est temps qu’un technocrate de haute facture vienne au secours de notre pays et de notre peuple. C’est ce que je vais faire pour ce pays qui m’a tout donné et a fait de moi ce que je suis devenu aujourd’hui. Diriger ce pays et en faire une nation développée et respectable serait ma contribution à cette terre de mes ancêtres. 

 

EN/ Les BRTC ont
ouvert depuis mercredi, vous devriez en principe déposer le dossier sous 15 jours. Etes-vous prêt après la perte de la copie disparue la semaine dernière? 

Je serais prêt à déposer le dossier complet de candidature à la présidence de la république dans les délais requis par la CENI. 

EN/ Que  pensez-vous de l’idée de la candidature commune de l’opposition prônée par la majorité des candidats?

Je suis l’un des premiers à avoir lancé  l’idée de candidature commune de l’opposition afin de maximiser les chances de succès étant donné que les élections ne sont que d’un seul tour. 

EN/ A quelle condition êtes-vous prêt à lâcher en faveur d’un autre candidat? 

Si un autre candidat  a de meilleures qualifications académiques et professionnelles que les miennes, un réseau des contacts sur les cinq continents et un plan de développement meilleur que le Plan Marshall de Noël Tshiani pour la Reconstruction et le Développement de la RDC que je propose au peuple congolais, alors je m’inclinerais dans l’intérêt de notre pays. Mais si ma vision de développement de la RDC, mes qualifications et mon carnet d’adresses sont les meilleurs, je m’attends aussi à ce que tous les autres candidats se mettent derrière moi pour que nous puissions gagner ensemble et diriger notre pays dans l’intérêt supérieur de notre peuple. 

EN/ Quel commentaire faites-vous de la candidature supposée de Mgr Monsengwo?

Le Cardinal est un prélat qui est au milieu du village dans un pays où l’Etat est laïc. Il y a séparation entre l’Etat et l’Eglise. Je pense que le Cardinal serait bien conseillé de rester au couvent de façon à continuer à prier pour la Nation et le peuple congolais. Il nous est très utile en tant que conseiller spirituel. Nous apprécions ses services dans ce sens -là. Pour moi qui je suis Chrétien et catholique pratiquant, j’ai besoin de ses bénédictions et de ses prières pour que je puisse gagner la présidence de la République et la gérer au profit de tous nos compatriotes sans vengeance, sans discrimination et sans exception. 

EN/ Croyez-vous en la tenue des élections cette année?

Pour le bien du pays, il est crucial que les élections se tiennent comme prévu le 23 décembre 2018. Si cela n’est pas le cas, on risque d’avoir des troubles sociaux inutiles.

Propos recueillis par Jose-Junior Owawa